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Vendredi, 23 Avril 2010 14:15 |
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Familles Roms en Essonne L’appel que j’ai lancé avec Marjolaine Rauze, maire de Morsang-sur-Orge et Bernard Vera, maire de Briis-sous-Forges, Le 31 mars dernier, l’association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines, roms, a appelé à un rassemblement à Evry concernant la situation des familles roms vivant dans notre département. Je me suis associée à cette manifestation. . Comment accepter en effet que dans notre République les droits élémentaires de ces familles soient trop souvent bafoués et que l’intervention des pouvoirs publics à leur égard se réduise à des procédures d’expulsion. Comment accepter que des centaines de familles survivent dans des conditions indignes, condamnées à s’installer de manière non réglementaire dans des bidonvilles sur de nombreux sites du département. Comment accepter que les maires se retrouvent en première ligne, sans moyens pour faire face à ces situations. La table ronde demandée au Préfet à plusieurs reprises par de nombreux élus n’a toujours pas été réunie. Pourtant, l’Etat doit prendre ses responsabilités. Je refuse d’attendre sans rien faire. C’est la raison de la démarche que j’engage avec deux autres maires du département, Marjolaine Rauze et Bernard Vera. Je suis persuadée que les élus gagneront à mettre en commun leurs réflexions, à échanger sur les actions qu’ils mènent en direction des familles roms installées sur leur territoire, à envisager ensemble des initiatives communes en direction des différents acteurs locaux concernés, qu’il s’agisse de l’Etat, du Conseil général, des associations. Appel aux Maires de l’Essonne Des centaines de familles Roms originaires d’États membres de l’Union Européenne sont installées dans notre département. Elles vivent aujourd’hui dans des conditions de misère extrême, survivant dans des conditions indignes. Confrontés à ces situations de détresse humaine inacceptables dans notre République, de nombreux élus locaux ont demandé à plusieurs reprises au Préfet d’organiser une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés pour faire le point sur la situation de ces familles en Essonne. En vain ! Cette carence de l’État laisse ainsi les Maires en première ligne, face à des situations qu’ils n’ont pas la capacité de gérer seuls, à l’échelle de leur commune. Cela ne peut plus durer. Des réponses respectueuses des droits élémentaires de ces familles doivent et peuvent êtres trouvées pour peu que tous les acteurs interpellés par cette question se mobilisent. Au nom de l’idée que nous nous faisons de la construction Européenne et du respect des droits humains, nous refusons que l’intervention des pouvoirs publics se réduise à des procédures d’expulsion. C’est la raison pour laquelle nous prenons l’initiative de lancer cet appel aux Maires de l’Essonne. Nous appelons les Maires à se mobiliser afin de mettre en commun nos réflexions et échanger sur les actions menées localement en direction des familles Roms installées sur notre territoire. C’est en misant sur l’intelligence collective que nous pourrons envisager des initiatives communes avec les différents acteurs concernés, qu’il s’agisse de l’État, du Conseil général ou des associations déjà engagées sur le terrain. Dans cette perspective il est désormais urgent que le Préfet nous entende et organise une table ronde départementale. Aussi nous vous proposons une première rencontre pour échanger sur une démarche commune : le jeudi 6 mai 2010 à 11h à l’hôtel de ville place de la République 91170 Viry-Chatillon
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Sommet de Copenhague : un échec révélateur |
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Mercredi, 30 Décembre 2009 00:00 |
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Sommet de Copenhague : un échec révélateur Le sommet de Copenhague avait suscité beaucoup d’espoir. Enfin, les chefs d’Etat acceptaient de se réunir pour décider ensemble des mesures à prendre pour préserver la planète. Conscients de l’urgence climatique, les scientifiques, les associations, les citoyens du monde entier attendaient des engagements des Etats : des objectifs clairs, des mesures contraignantes, un calendrier précis et des moyens de mise en œuvre à la hauteur de l’enjeu.
Mais le sommet de Copenhague s’est terminé dans une pitoyable mascarade qui frappera du sceau de la honte les chefs d’Etat des grandes puissances. Car le seul point sur lequel ils se sont accordés, c’est qu’il est urgent de ne rien faire aujourd’hui. Ils renvoient à plus tard l’heure de prendre des décisions. Tant pis pour le réchauffement de la planète. Qui peut croire que cet échec n’est que le fruit d’un simple concours de circonstances et qu’il ne faut pas s’en inquiéter ? Les piteuses explications exposées par les chefs d’Etat des grandes puissances, de Barak Obama à Nicolas Sarkozy, pour tenter de sauver la face ne trompent personne.
La réalité, c’est qu’aucun d’entre eux n’a la volonté de prendre ses responsabilités devant l’humanité. Pourtant les 500 millions de personnes les plus riches, qui représentent 7 % de la population mondiale, sont responsables de 50 % des émissions mondiales, alors que les 50 % des plus pauvres ne sont responsables que de 7 % des émissions. Mais les États-Unis refusent toujours le Protocole de Kyoto qui impose aux pays industrialisés des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, l’Europe trouve tous les prétextes pour ne mobiliser que des moyens financiers dérisoires et revoit même à la baisse ses engagements antérieurs en matière de réduction d’émissions.
Comme l’a dit ironiquement le président du Venezuela Hugo Chavez « si le climat était une banque on l’aurait déjà sauvé ». Le fait qu’aucun des chefs d’Etat des pays industrialisés ne souhaite sérieusement s’attaquer aux causes du réchauffement climatique ne doit donc rien au hasard : Cette inertie politique est dictée par un système capitaliste qui n’existe que par l’exploitation effrénée des ressources humaines et naturelles. Ce système productiviste qui broie les hommes et détruit irrémédiablement la planète ne peut continuer. Ce système qui trouve si facilement des milliards pour voler au secours des banques, quasiment du jour au lendemain et sans conditions, mais qui est incapable de préserver les générations futures, n’est plus supportable. La bataille pour le climat fait partie d’un tout. C’est la bataille pour un autre monde. Un monde rendu viable et sûr dans le respect d’un environnement dont nous comprenons qu’il est vital à notre survie. C’est la bataille pour que tous s’engagent dans un processus de planification écologique qui prépare la transition énergétique à partir de choix stratégiques arrêtés démocratiquement.
La leçon de Copenhague, c’est que l’avenir de la planète est entre les mains des peuples. Face à l’incapacité des dirigeants actuels des principales puissances mondiales de préserver l’avenir de l’humanité, c’est à nous tous, citoyens, associations, élus de peser et d’agir.
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Mercredi, 15 Juillet 2009 07:38 |
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Un toit pour soi, un droit pour tous On aimerait ne plus avoir à le dire : Sans un logement décent, il est impossible d’avoir une vie de famille stable, de scolariser les enfants, de trouver du travail, de mener une vie sociale. Pourtant, aujourd’hui en France, 3,5 millions de personnes ne sont pas ou mal logées et 6,5 millions sont en situation d'occupation précaire de leur logement. Comment une société comme la nôtre peut-elle tolérer ce déni d’un droit aussi fondamental que le droit au logement ?
La crise n’a fait qu’aggraver la situation. Pourtant il n’y a aucune fatalité à cette injustice. Mais plutôt que de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent pour lutter contre le mal-logement, pour éviter que de nombreuses familles ne basculent dans la précarité, pour favoriser la mobilité résidentielle, le gouvernement qui n’a d’yeux que pour le monde de la finance néglige les millions de foyers qui glissent dans la précarité. Des Castelvirois sont aussi touchés de plein fouet par les conséquences inhumaines des graves carences de cette politique. Il y a quelques jours encore, alertée qu’une expulsion ordonnée par la préfecture était en cours, j’ai pu me rendre immédiatement sur place pour éviter in extremis qu’une famille Castelviroise avec plusieurs enfants ne soit jetée à la rue sans solution de relogement. Je remercie ici les voisins et les jeunes qui se sont mobilisés pour aider cette famille à remonter dans son logement les meubles qui avait déjà été mis sur le trottoir. Que peut attendre l’Etat de la multiplication de ces expulsions ? Que peut attendre une société qui resterait indifférente à la clochardisation d’une part croissante de ses membres les plus fragiles ? L’Etat doit revenir d’urgence sur son désengagement financier de l’aide à la construction comme des aides à la personne. D’urgence il doit agir pour que le poids du budget logement dans les ressources des ménages moyens et modestes ne devienne pas de plus en plus lourd à supporter. Assez de discours ! Face à l’urgence, il faut prendre des mesures d'urgences : réquisition par les préfets des logements vacants, suppression du dépôt de garantie pour les locataires et garantie du maintien dans les lieux, moratoire sur les expulsions locatives et les prêts-relais, blocage des loyers pour deux ans, baisse des loyers de 10% dans les zones ayant enregistrées les plus fortes hausses depuis cinq ans. L’Etat doit aussi aider les communes, qui comme à Viry-Chatillon, mettent en place avec les bailleurs, les acteurs sociaux, les représentants des locataires et les élus, des commissions pour la prévention des impayés de loyers afin de soutenir et accompagner les familles, dès l’apparition des premières difficultés financières. Et puis, avant tout, il faut construire des logements, engager un programme ambitieux d'amélioration de l'habitat dans un souci d'économie d'énergie, de prise en compte des exigences environnementales et d'amélioration de la santé des occupants. Ces priorités d’actions sont celles de l’équipe municipale que je conduis. Nous n’en dévierons pas. Même si nous constatons que ce que nous engageons ici aurait plus d’impact si l’Etat, de son côté, assumait pleinement son rôle pour que le droit au logement pour tous soit une priorité nationale.
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A Gauche, l’espoir vient du Front de Gauche ! |
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Samedi, 13 Juin 2009 00:00 |
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A Gauche, l’espoir vient du Front de Gauche ! Les élections européennes étaient un enjeu important et le résultat des votes appelle plusieurs remarques. C’est d’abord l’abstention qui nous interpelle. j’y vois plusieurs raisons. D’abord la campagne médiatique et des principaux partis politiques a volontairement commencé très tard et n’a pas permis que chacun mesure l’importance du vote. Au contraire, tous s’accordaient pour passer le même message : l’Europe c’est loin, compliqué et difficile à faire bouger, on n’y peut pas grand-chose, alors à quoi bon se déplacer… D’autre part, on constate que ni les milieux populaires, ni les jeunes, ne se sont déplacés. Cela se vérifie partout : à Viry-Chatillon, en Essonne, en France et dans tous les pays d’Europe. Cette abstention doit être prise pour ce qu’elle est : le rejet de la construction libérale de l’Europe et le rejet de la stratégie de compromis proposée par le Parti Socialiste qui est en net recul. Le résultat du vote est l’expression de ceux qui se sont déplacés. Il nous donne bien évidemment à voir un paysage déformé qui a favorisé l’UMP, ainsi qu’Europe Ecologie qui a recueilli les suffrages d’une partie importante des électeurs acquis jusqu’à présent au Parti Socialiste. Renforcer et étendre le Front de Gauche. J’ai été l’un des premiers Maires à adhérer à l’initiative prise par Jean-Luc Mélenchon de créer le Parti de Gauche et construire le Front de Gauche avec notamment le Parti Communiste et Gauche Unitaire. Aujourd’hui, le résultat électoral confirme la justesse de l’analyse politique et de la stratégie. Alors qu’il n’existe que depuis quelques mois, le Front de Gauche enregistre un succès incontestable en envoyant 5 députés européens (contre 3 auparavant), grâce à un score de 6,5% au niveau national, de 7% en Essonne et de 10,6% à Viry-Chatillon. Je suis fière de ce résultat qui démontre que l’espoir renaît à Gauche. Cette dynamique confirme qu’il existe bien une issue pour la Gauche en France et en Europe. Celle d’une Gauche unitaire, sans compromis avec la droite, prête à gouverner, au service de l’intérêt général et porteuse d’un projet alternatif au libéralisme. Aujourd’hui cette gauche existe enfin. Une Gauche organisée, avec une méthode et un projet porté par ses députés et ses élus locaux. La voie est donc ouverte pour construire une nouvelle majorité populaire qui passe par un Front de Gauche, renforcé, permanent, et étendu à toute l’autre Gauche. C’est notre tâche à tous, à ma place j’y prendrais toute ma part.
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