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Sommet de Copenhague : un échec révélateur |
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Écrit par webmaster smathieu
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Mercredi, 30 Décembre 2009 00:00 |
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Sommet de Copenhague : un échec révélateur Le sommet de Copenhague avait suscité beaucoup d’espoir. Enfin, les chefs d’Etat acceptaient de se réunir pour décider ensemble des mesures à prendre pour préserver la planète. Conscients de l’urgence climatique, les scientifiques, les associations, les citoyens du monde entier attendaient des engagements des Etats : des objectifs clairs, des mesures contraignantes, un calendrier précis et des moyens de mise en œuvre à la hauteur de l’enjeu.
Mais le sommet de Copenhague s’est terminé dans une pitoyable mascarade qui frappera du sceau de la honte les chefs d’Etat des grandes puissances. Car le seul point sur lequel ils se sont accordés, c’est qu’il est urgent de ne rien faire aujourd’hui. Ils renvoient à plus tard l’heure de prendre des décisions. Tant pis pour le réchauffement de la planète. Qui peut croire que cet échec n’est que le fruit d’un simple concours de circonstances et qu’il ne faut pas s’en inquiéter ? Les piteuses explications exposées par les chefs d’Etat des grandes puissances, de Barak Obama à Nicolas Sarkozy, pour tenter de sauver la face ne trompent personne.
La réalité, c’est qu’aucun d’entre eux n’a la volonté de prendre ses responsabilités devant l’humanité. Pourtant les 500 millions de personnes les plus riches, qui représentent 7 % de la population mondiale, sont responsables de 50 % des émissions mondiales, alors que les 50 % des plus pauvres ne sont responsables que de 7 % des émissions. Mais les États-Unis refusent toujours le Protocole de Kyoto qui impose aux pays industrialisés des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, l’Europe trouve tous les prétextes pour ne mobiliser que des moyens financiers dérisoires et revoit même à la baisse ses engagements antérieurs en matière de réduction d’émissions.
Comme l’a dit ironiquement le président du Venezuela Hugo Chavez « si le climat était une banque on l’aurait déjà sauvé ». Le fait qu’aucun des chefs d’Etat des pays industrialisés ne souhaite sérieusement s’attaquer aux causes du réchauffement climatique ne doit donc rien au hasard : Cette inertie politique est dictée par un système capitaliste qui n’existe que par l’exploitation effrénée des ressources humaines et naturelles. Ce système productiviste qui broie les hommes et détruit irrémédiablement la planète ne peut continuer. Ce système qui trouve si facilement des milliards pour voler au secours des banques, quasiment du jour au lendemain et sans conditions, mais qui est incapable de préserver les générations futures, n’est plus supportable. La bataille pour le climat fait partie d’un tout. C’est la bataille pour un autre monde. Un monde rendu viable et sûr dans le respect d’un environnement dont nous comprenons qu’il est vital à notre survie. C’est la bataille pour que tous s’engagent dans un processus de planification écologique qui prépare la transition énergétique à partir de choix stratégiques arrêtés démocratiquement.
La leçon de Copenhague, c’est que l’avenir de la planète est entre les mains des peuples. Face à l’incapacité des dirigeants actuels des principales puissances mondiales de préserver l’avenir de l’humanité, c’est à nous tous, citoyens, associations, élus de peser et d’agir.
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Mise à jour le Mardi, 05 Janvier 2010 13:04 |