| droit au logement |
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| Écrit par webmaster smathieu |
| Mercredi, 15 Juillet 2009 07:38 |
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Un toit pour soi, un droit pour tous On aimerait ne plus avoir à le dire : Sans un logement décent, il est impossible d’avoir une vie de famille stable, de scolariser les enfants, de trouver du travail, de mener une vie sociale. Pourtant, aujourd’hui en France, 3,5 millions de personnes ne sont pas ou mal logées et 6,5 millions sont en situation d'occupation précaire de leur logement. Comment une société comme la nôtre peut-elle tolérer ce déni d’un droit aussi fondamental que le droit au logement ? La crise n’a fait qu’aggraver la situation. Pourtant il n’y a aucune fatalité à cette injustice. Mais plutôt que de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent pour lutter contre le mal-logement, pour éviter que de nombreuses familles ne basculent dans la précarité, pour favoriser la mobilité résidentielle, le gouvernement qui n’a d’yeux que pour le monde de la finance néglige les millions de foyers qui glissent dans la précarité.
Des Castelvirois sont aussi touchés de plein fouet par les conséquences inhumaines des graves carences de cette politique. Il y a quelques jours encore, alertée qu’une expulsion ordonnée par la préfecture était en cours, j’ai pu me rendre immédiatement sur place pour éviter in extremis qu’une famille Castelviroise avec plusieurs enfants ne soit jetée à la rue sans solution de relogement. Je remercie ici les voisins et les jeunes qui se sont mobilisés pour aider cette famille à remonter dans son logement les meubles qui avait déjà été mis sur le trottoir. Que peut attendre l’Etat de la multiplication de ces expulsions ? Que peut attendre une société qui resterait indifférente à la clochardisation d’une part croissante de ses membres les plus fragiles ? L’Etat doit revenir d’urgence sur son désengagement financier de l’aide à la construction comme des aides à la personne. D’urgence il doit agir pour que le poids du budget logement dans les ressources des ménages moyens et modestes ne devienne pas de plus en plus lourd à supporter.
Assez de discours ! Face à l’urgence, il faut prendre des mesures d'urgences : réquisition par les préfets des logements vacants, suppression du dépôt de garantie pour les locataires et garantie du maintien dans les lieux, moratoire sur les expulsions locatives et les prêts-relais, blocage des loyers pour deux ans, baisse des loyers de 10% dans les zones ayant enregistrées les plus fortes hausses depuis cinq ans. L’Etat doit aussi aider les communes, qui comme à Viry-Chatillon, mettent en place avec les bailleurs, les acteurs sociaux, les représentants des locataires et les élus, des commissions pour la prévention des impayés de loyers afin de soutenir et accompagner les familles, dès l’apparition des premières difficultés financières. Et puis, avant tout, il faut construire des logements, engager un programme ambitieux d'amélioration de l'habitat dans un souci d'économie d'énergie, de prise en compte des exigences environnementales et d'amélioration de la santé des occupants.
Ces priorités d’actions sont celles de l’équipe municipale que je conduis. Nous n’en dévierons pas. Même si nous constatons que ce que nous engageons ici aurait plus d’impact si l’Etat, de son côté, assumait pleinement son rôle pour que le droit au logement pour tous soit une priorité nationale. |






