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Le 7 juin, un seul tour pour la reconquête et la modernisation des services publics. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par webmaster smathieu   
Vendredi, 29 Mai 2009 14:18

 

 

La gauche se réinvente, dans l’unité et le rassemblement.

(Extraits du discours de Simone Mathieu lors du meeting Castelvirois du front de Gauche le 28 mai 2009) 


Je suis heureuse de vous accueillir dans ce lieu, notre Espace Salvador-Allende, qui nous ramène à l’histoire du Chili.

Histoire que, dans le contexte actuel, il est utile de se remémorer pour en tirer des enseignements sur ce qui se passe dans notre pays et en Europe.

J’ai souvent constaté que pour mieux comprendre ce qui se passe ici, il pouvait être  utile d’appréhender ce qui se passe ailleurs. Parce que justement, on dispose du recul qui nous permet de voir de quoi est fait le plat qu’on veut nous faire avaler.

 

Cette salle nous rappelle que dans ce pays, au Chili, les Etats-Unis ont permis l’assassinat du président Salvador Allende pour mettre en place une dictature parmi les plus infâmes qui soit.

Une dictature qui avait pour mission de mettre en œuvre le libéralisme dans tous les domaines. Et durant 17 ans, le Chili a été dévasté, ravagé, humainement et économiquement.

L’économie néolibérale avait trouvé là-bas, avec les économistes qu’on appelait les « Chicago-boys », un terrain d’expérimentation sans entrave.

 

Tout l’arsenal libéral a été mis en place : privatisation de la plupart des entreprises publiques et des banques, forte diminution des dépenses publiques, baisse des salaires, les droits des salariés bafoués, un pillage des richesses au profit exclusif de quelques uns…

Le résultat ne s’est pas fait attendre avec la grande crise économique du début des années 80, provoquée par l’endettement extérieur croissant, l’inflation galopante, le fort taux de chômage, la pauvreté et les inégalités.

En 82, le Chili connait la pire crise depuis les années 30 : le PIB baisse de 16 %, le taux de chômage atteint 30% en 83.

Mais, malgré la répression sanglante, la protestation populaire grandit, s’amplifie. Elle ne s’arrêtera pas car la libéralisation se poursuit malgré tout, coûte que coûte.

Puis, c’est la « Concertation des partis pour la démocratie » qui prend la succession de Pinochet. La « Concertation » regroupant le Parti Démocrate chrétien, le Parti socialiste, le Parti pour la Démocratie, et le Parti radical social démocrate.

 

 

C’est l’alliance de la gauche social-démocrate et de la droite habillée centriste, avec ses hauts et ses bas, et le bilan que l’on constate aujourd’hui : le maintien de la constitution de Pinochet, la poursuite des politiques libérales, le maintien d’inégalités honteuses dans la répartition des richesses, un droit du travail réduit, un endettement massif de la population, une incapacité de résister à la crise …  

Mais le Chili nous renvoie aussi à d’autres pays d’Amérique latine, aux mobilisations populaires qui permettent de construire un monde plus juste, plus solidaire où ne règne plus la loi du profit et des intérêts des actionnaires.

Ces puissants mouvements sociaux, en Bolivie, en Equateur, au Vénézuela, en Argentine notamment, ont permis, par le vote, de donner des perspectives politiques aux luttes sociales.

Ces puissants mouvements sociaux ont permis, grâce au suffrage universel,  l’accession au pouvoir de gouvernements qui mènent aujourd’hui, avec courage et détermination, et sans compromis avec la droite, des politiques concrètes de rupture avec le libéralisme. 

  

Et cela fonctionne.!

 

Partout, dans ces pays, nous voyons émerger un autre mode de développement qui montre bien qu’une autre voie est possible.  

Sachons en tirer des leçons pour notre pays. 

 

Ici, en France et partout en Europe, saisissons-nous de l’échéance du 7 juin.

L’élection européenne peut et doit être l'occasion, pour celles et tous ceux qui luttent contre les politiques libérales de la droite, pour celles et ceux qui ont dit non en 2005 au traité constitutionnel, pour celles et ceux qui disent non au traité de Lisbonne, de changer la donne politique.

L’élection européenne peut et doit être un appel à une refondation démocratique et solidaire de l’Union : C’est ce que propose le Front de Gauche.

L’élection européenne peut et doit être l’affirmation d’une volonté de rupture avec les politiques et les institutions libérales actuelles : c’est ce que propose le Front de Gauche.

 

L’élection européenne peut et doit être l’injonction populaire à engager un vaste plan de reconquête et de modernisation des services publics, notamment dans les domaines : de la santé, de l’éducation et de l’emploi, des énergies, de l’eau, du traitement des déchets, des transports, du service Postal, du financement et du crédit...C’est ce que propose le Front de Gauche.

La gauche ne se réinvente pas dans les laboratoires de quelques savants, elle se réinvente ici, dans l’unité et le rassemblement.

Elle se réinvente partout où les forces qui agissent pour des alternatives à un libre-échange sans rivage, s’unissent pour ouvrir des espaces nouveaux.

C’est ce que fait le Front de Gauche.

Mise à jour le Vendredi, 23 Avril 2010 14:53
 

Commentaires 

 
#1 véronique 2009-05-31 15:48 L'union ds forces de gauche est la seulle alternative possible pour mieux vivre ensemble. Le 7 juin est une date importante, mais il faudra poursuivre encore et encore. Nous sommes demandeur de solution, mais aussi porteur déspoir pour toutes celles et tout ceux qui souffrent… Citer
 

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