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Lundi, 04 Mai 2009 00:00

Le 7 juin : un vote utile sans compromis avec la droite !

 

Les élections européennes auront lieu le 7 juin prochain.

 

Dans cette  période de crise sans précédent, c’est une échéance décisive que nous ne devons pas manquer. Car jamais l’Europe n’aura autant pesé qu’aujourd’hui : elle se mêle de tout et ses décisions s’imposent à tous les Etats membres. Ce pouvoir étendu peut donner le pire comme le meilleur, selon que les peuples décideront, par leur vote, que l’Europe sera sociale ou libérale.

Partout, nous voyons s’exprimer une très forte aspiration au changement : changement des règles de la répartition des richesses, changement pour que prime l’intérêt général plutôt que l’intérêt de quelques nantis, changement pour le respect du vote populaire.

 

 

La colère légitime monte, s’étend. Elle s’exprime partout et de mille manières : dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les établissements scolaires et les Universités, à la Poste et dans les services publics… dans la rue. En tant que Maire, je le constate chaque jour à l’occasion de mes rencontres avec les habitants, les associations ou les syndicats.

 

Le vote du 7 juin est donc une chance pour toutes celles et ceux qui veulent exprimer concrètement leur volonté impérieuse de changement. Le faire utilement, c’est faire le choix de la liste du Front de Gauche. C’est la seule liste qui propose un programme crédible pour changer l’Europe, dans l’unité du rassemblement du Parti de Gauche, du Parti Communiste, de la Gauche unitaire et de très nombreux responsables associatifs et syndicaux, C’est la seule liste qui porte, sans compromis et de manière crédible, les aspirations de celles et ceux qui ne veulent plus subir.

 

Dans les semaines qui viennent, vous aurez maintes occasions de rencontrer les candidats, les militants, les citoyens qui se rassemblent pour le Front de Gauche. Nous serons sur les marchés, dans les quartiers, les gares, aux portes des entreprises.

Ne manquez pas ces moments d’échanges, de débats, de discussions et d’espoirs partagés.

 
Le chômage grimpe en France PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 07 Avril 2009 00:00

Le chômage grimpe en France 

Les derniers chiffres sont terribles : le chômage a encore enregistré une forte hausse en France au mois de février sur fond de tensions sociales au lendemain d'un discours de Nicolas Sarkozy promettant de nouvelles mesures de soutien à l'activité et à l'emploi en cas d'aggravation de la situation économique. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, l'organisme issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic, a augmenté de 79.900 personnes en février (+3,5%) après une hausse record de 100.400 en janvier, selon les chiffres publiées mercredi par le ministère de l'Economie et de l'Emploi.

Il s'inscrit en progression de 19% sur un an et enregistre son dixième mois consécutif de hausse.

En prenant en compte l'ensemble des demandeurs d'emploi indemnisés, tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant ou non exercé une occupation professionnelle, le chômage touche 3.403.700 personnes, soit 2,4% de plus qu'à la fin janvier et 10,4% de plus qu'un an auparavant.

Pire même : dans une note de conjoncture, publiée vendredi 20 mars, l'Insee révèle que la récession est beaucoup plus grave que prévu par le gouvernement. Recul de –2,9% de l'activité d'ici à la fin du premier semestre, lourdes menaces sur le pouvoir d'achat, plus de 500.000 pertes d'emplois en trois trimestres, taux de chômage à 8,8% de la population active: les experts mettent en évidence que les prévisions du gouvernement n'ont pas de crédibilité.

 

Après les manifestations du 19 mars, qui ont rassemblé trois millions de personnes dans toute la France pour exiger un changement de politique, cette nouvelle poussée du chômage donne une nouvelle fois raison aux salariés qui réclament des mesures urgentes pour protéger leur pouvoir d’achat et leur emploi.

 Pendant que les collectivités et leurs services publics se battent au quotidien pour répondre aux besoins des populations, le gouvernement UMP n'a toujours pas pris la mesure de la crise. Le bateau ivre de l’idéologie libérale à reporter dans l’économie réelle tout le poids des spéculations financières d’une « économie casino » qui n’a jamais profité qu’a une infime minorité. En refusant d’entendre les Français le gouvernement s’expose désormais à leur colère.  

 

 
Trempés mais déterminés ! PDF Imprimer Envoyer

 

Trempés mais déterminés !

 

Samedi 28 mars, j’étais à Longjumeau dans la manifestation essonnienne pour la défense de notre système d’éducation.

 

 Le mauvais temps n’a pas arrêté la mobilisation des parents, lycéens, étudiants et salariés de l’Education Nationale, bien déterminés à manifester leur opposition aux mesures Darcos et Pécresse et à défendre un grand servicepublic laïque de l’Education Nationale.  

L’Essonne en effet n’échappe pas à la politique gouvernementale de démantèlement de notre système d’éducation.  Outre la fermeture des classes le samedi matin, c’est la suppression de plus de 200 postes d’enseignants, dont une partie en zone d’éducation prioritaire, la menace de fermeture de l’IUFM d’Etiolles et la mise en concurrence des Universités qui sont autant de mauvais coups pour notre département. À Viry-Chatillon, c’est en pensant à l’avenir que nous avons fait de l’éducation notre première priorité et que nous agissons à notre niveau en construisant de nouvelles écoles, en développant les accueils extrascolaires et les interventions culturelles et sportives dans les établissements. Le 28 mars, tous ceux qui sont venus manifester à Longjumeau refusent toujours de sacrifier l’avenir. C’est ça la bonne nouvelle.

 

 
Ensemble pour faire bouger les lignes. PDF Imprimer Envoyer
Jeudi 19 mars, je serai à ma place aux côtés des salariés du privé et des services publics pour dire non à l’injustice des réformes imposées par le gouvernement Sarkozy.    L’appel des organisations syndicales à cette journée de grève et de manifestations dans tout le pays fait écho au très haut niveau de mécontentement des salariés, des jeunes et des retraités qui refusent de faire les frais d’une crise économique dont ils ne sont pas responsables. Sans surprise, un sondage publié mardi montre que 74 % des Français soutiennent l’appel des syndicats à manifester contre la politique économique et sociale de Sarkozy.
Face à l’attitude dogmatique du pouvoir et du patronat, les Français n’ont plus d’autres choix que de placer leurs espoirs dans la mobilisation sociale, syndicale et politique pour faire bouger les lignes.
En tant que Maire, je mesure chaque jour au contact de mes concitoyens toute l’importance de l’enjeu au moment où la crise s’approfondit. Les familles fragilisées ont plus que jamais besoin de l’appui et de la protection des politiques de solidarité déployées à travers nos services publics.  La convergence des luttes des salariés du privé et des services publics rend compte de l’ampleur des attentes, mais aussi de l’urgente nécessité de changer le cap d’une politique nationale qui tourne le dos aux difficultés et aux besoins réels de la population.
La clairvoyance est du côté des salariés qui n’acceptent pas que les réponses du gouvernement ne leur soient pas destinées alors que les actionnaires et les banquiers, qui ont engrangé des milliards d’Euros l’année dernière, continuent de bénéficier sans contrepartie des aides massives de l’État.
Le pseudo plan de relance du gouvernement est à l’opposé de la politique de solidarité nationale dont le pays a besoin pour faire face à la crise. Une telle politique exige d’autre choix s’opposant aux licenciements massifs dans les entreprises et les suppressions d’emplois dans la fonction publique. Elle exige des mesures immédiates en faveur des bas salaires, du pouvoir d’achat des ménages et la promotion des services publics. Elle exige tout à la fois de répondre  aux besoins sociaux et de favoriser un autre type de développement.
Jeudi, ce sont ces exigences que je porterai à nouveau dans la rue aux côtés des salariés du privé et des services publics.
 
Antilles : un combat qui est le nôtre PDF Imprimer Envoyer

Samedi 21 février, à Paris comme dans de nombreuses villes de métropole, des milliers de personnes ont manifesté leur solidarité avec les salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion.Alors que l’indignation est à son comble avec l’assassinat d’un syndicaliste le 16 février dernier en Guadeloupe, le gouvernement persiste à jouer avec le feu en misant sur le pourrissement de la situation. 

Or c’est bien contre l’exploitation outrancière, les inégalités criantes et la misère que les guadeloupéens se sont levés en masse.  Face à cette clameur populaire sans précédent, Sarkozy n’apporte aucune réponse. Cynisme ou mépris ? En invoquant son «impuissance politique» pour renvoyer aux «partenaires sociaux» la tâche de s’accorder, sa défausse tranche avec la détermination et la célérité dont il fait preuve pour voler au secours des banques et du petit monde de la finance.  

La revendication d’une hausse de salaires est aussi légitime aux Antilles qu’en métropole face à l’accumulation scandaleuse de profits au détriment de la rémunération du travail. 

Les 200 euros d’augmentation des bas salaires réclamés par les travailleurs guadeloupéens n’ont rien de scandaleux. Ceux qui s’y opposent sont les mêmes qui pérorent doctement contre toute velléité de taxer les superbénéfices records de 13,9 milliards d’euros de la société pétrolière française. 

Ce sont les mêmes encore, qui cette fois font silence, lorsque le groupe PSA Peugeot Citroën annonce 7 000 suppressions d’emplois après avoir bénéficié des aides octroyées par l’État aux constructeurs automobiles. 

Superprofits, crise mondiale du système économique et financier, l’irrationnel et la démesure ne sont pas du côté des salariés quand ils réclament une juste répartition des richesses. Ce combat pour un développement tourné vers les besoins des populations et non vers les profits des classes dominantes est le nôtre. Il requiert plus que jamais le rassemblement du plus grand nombre.

 
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