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Le blog de Simone Mathieu

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Donnons à nos collectivités les moyens de répondre aux besoins des populations PDF Imprimer Envoyer

Déclaration commune de
Simone MATHIEU
, Maire de Viry-Chatillon
Gabriel AMARD, président de la communauté d’agglomération les Lacs de l’Essonne
Paul da SILVA, conseiller général de l’Essonne
Claude VAZQUEZ, Maire de Grigny, conseiller général de l’Essonne


La crise avance. De crise financière, en crise économique…elle se transforme maintenant en crise sociale profonde. C’est la crise du système capitaliste.
Les plans sociaux se multiplient, la précarité s’accroit, le mal-logement s’approfondit…
Les collectivités territoriales, et particulièrement les nôtres sont les premières à faire face à la demande sociale croissante.
Nous devons parer à l’urgence et répondre à l’explosion de la détresse de milliers de familles et de jeunes confrontés à la dégradation de leurs conditions de vie.
Pourtant les conditions dans lesquelles nos collectivités sont amenées à élaborer leurs budgets 2009 sont contraintes une fois de plus : trop faible augmentation des dotations de l’Etat face à la hausse des prix, transferts de compétences sans contrepartie financière, baisse des droits de mutation due à la crise immobilière, taux d’intérêts bancaires trop élevés …
Cela réduit nos moyens pour répondre aux besoins des populations.
Face à ces réalités, le plan de relance présenté par le Président de la République n’est pas à la hauteur. Pire, il a annoncé qu’il ne changerait rien à ses politiques de désengagement qui réduisent les dépenses publiques c’est-à-dire les dépenses utiles.
En annonçant la suppression de la taxe professionnelle, un nouveau cadeau de plusieurs milliards d’euros aux entreprises, il accélère l’étranglement des collectivités locales et le transfert de l’effort fiscal des entreprises aux ménages, pourtant rudement confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat.
La remise en cause de la taxe professionnelle est un nouveau coup dur qui prive les représentants locaux du peuple des moyens d’exercer leurs compétences, et ce, alors même que l’investissement de nos collectivités représentent plus de 73 % de l’investissement public.
Plutôt que de supprimer cette recette, il faut au contraire la moderniser, dans le cadre d’une profonde réforme de la fiscalité locale, réclamée par l’ensemble des associations d’élus.
Le gouvernement a su trouver tous les milliards d’euros nécessaires pour sauver les banques.
Nous revendiquons la possibilité d’y prétendre également sous la forme de prêts à taux réduits, voire à taux zéro.
Il est plus que nécessaire que nos collectivités aient accès à cet argent mis à disposition des banques, pour que nous continuions d’honorer nos responsabilités dans des domaines aussi essentiels que la solidarité, le logement, l’emploi et le développement économique, le déploiement des services publics au plus près des habitants.

 

 
Qui va payer 26 Milliards ? PDF Imprimer Envoyer
La suppression de la Taxe Professionnelle annoncée par Nicolas Sarkozy est une mesure insupportable pour les collectivités locales et très dangereuse pour les territoires et les populations.

Lors de son intervention télévisée le chef de l’État a essayé de minimiser le coût de sa mesure en avançant le chiffre de 8 Milliards. Mais en réalité ce chiffre ne prend en compte que la compensation partielle que l’État versait aux collectivités pour des allègements dont les entreprises bénéficient déjà. Le montant réel, corrigé après la levée de bouclier des collectivités territoriales, s’élève en fait à plus de 26 Milliards d’Euros.

Quand on sait que les collectivités sont créatrices de 73 % de l’investissement public de notre pays et que la TP représente près de la moitié de leurs ressources fiscales, une telle improvisation présidentielle devient une faute économique grave.

Pire, en renvoyant la totalité de l’effort sur collectivités Territoriales dont il a déjà étranglé les finances par des transferts de charges et par la diminution de leurs dotations, Nicolas Sarkozy fait payer les ménages dans une période où l’urgence est la défense de leur pouvoir d’achat.

La chute immédiate de Nicolas Sarkozy dans les sondages au lendemain de son intervention télévisée confirme que les Français veulent une autre politique. Le 29 janvier ils étaient déjà deux millions et demi à être descendus dans la rue pour le dire.

 

 
Retour de Congrès : nous sommes prêts ! PDF Imprimer Envoyer


Le dernier week-end de janvier, j'ai participé au Congrès constituant du Parti de Gauche à Limeil-Brévannes.
Ce fut un moment tout à la fois fraternel, studieux et enthousiasmant.
Plus de 600 délégués venus de 80 départements représentaient les quelques 4 000 adhérents de notre Parti. 4 000 adhérents, déjà ! Et quelle richesse d’expériences et de cultures de gauche ainsi réunies. Il n’y a pas un profil type d’adhérent du Parti de Gauche,  il y a des femmes et des hommes de tous âges, de toutes conditions sociales,  rassemblés par cette même volonté de reconstruire dans notre pays une Gauche qui propose un autre monde, une Gauche qui ne se résigne pas, une Gauche porteuse d’espoir.
Chacun d’entre nous a fait le choix, en toute connaissance de cause et en conscience, de rejoindre le Parti de Gauche. Comme le souligne si justement Jean-Luc Mélenchon, cet engagement est un acte de dignité personnelle.
C’est bien cela qui fait notre force. Nous ne demandons rien pour nous-mêmes, nous ne sommes préoccupés que de l’intérêt général et des moyens à mettre en œuvre pour faire face au désastre économique, social et écologique d’un système capitaliste à bout de souffle.
Durant ces trois jours, nous avons travaillé et adopté les premiers textes qui fondent notre identité : nos statuts, notre texte d’orientation, notre manifeste pour les élections européennes « Pour une autre Europe », nos 29 premières mesures pour faire face à la crise.
Nous sommes donc prêts. Prêts à agir, prêts à être utile à la Gauche. Prêts à ouvrir le chemin unitaire d’un autre futur possible. A commencer par l’échéance des élections européennes de juin prochain. C’est le sens de l’appel «Tous ensemble, tous ensemble, Front de Gauche !" lancé par les congressistes à toutes les forces de Gauche qui refusent le traité de Lisbonne et proposent une Europe sociale, démocratique, écologique et porteuse de paix

 
Jeudi 29 janvier : la colère PDF Imprimer Envoyer


Jeudi 29 janvier deux millions et demi de personnes ont manifesté dans 195 villes. Le niveau de la participation et la grande diversité des manifestants démontrent la rupture profonde entre la France qui souffre et le gouvernement. Enseignants, hospitaliers, cheminots, postiers, électriciens et gaziers côtoyaient de très nombreux représentants du secteur privé, des retraités, des étudiants et des lycéens… Mais aussi des professions peu habituées à défiler, policiers, magistrats, salariés culturels… Autre fait significatif la représentation, aux côtés de grands groupes industriels et de la fonction publique, du tissu très dense des petites et moyennes entreprises. 

 
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